© ERIC CLUA 2024
Rapport OSINT & revue de littérature / v1.0 — Mai 2026

Incidents requins–humains

Cartographie mondiale, controverses scientifiques et mise en regard explicite des écoles ISAF et CRIOBE.

Période couverte1916 → 2025
Bases primairesISAF · GSAF · OCEARCH · CHARC
StatutDocument de travail
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Synthèse exécutive

Sur la décennie 2015–2025, l'ISAF a confirmé en moyenne 70 morsures non provoquées par an et 6 décès non provoqués annuels. La distribution géographique reste stable : États-Unis ≈ 40 %, Australie ≈ 25–32 %.

L'année 2025 a enregistré 65 morsures non provoquées et 9 décès non provoqués (12 morts toutes catégories), avec un déplacement notable de la mortalité vers l'Australie : 5 décès non provoqués, tous attribués au requin blanc A — ISAF 2025.

Trois espèces concentrent la majorité des cas graves et fatals : requin blanc (Carcharodon carcharias), requin-tigre (Galeocerdo cuvier) et requin-bouledogue (Carcharhinus leucas) — soit environ 65 % des incidents recensés par l'ISAF B.

Question scientifique centrale

Deux écoles d'interprétation structurent la littérature contemporaine :

École environnementale — ISAF, G. Naylor.
Les morsures résultent de co-occurrences entre densité humaine, conditions océanographiques (turbidité, bait fish, estuaires) et densités locales de prédateurs. L'individualité du requin est peu pertinente.
École « problem shark » — É. Clua & coll., CRIOBE/EPHE.
Les requins présentent des personnalités marquées ; certains individus présentent une probabilité supérieure de récidive après une première morsure prédatrice (Clua & Linnell 2018 ; Clua et al. 2024).
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Carte interactive — hotspots et clusters majeurs

Cartographie des principales zones documentées (clusters d'incidents, zones d'activité chronique, sites de tracking) de 1916 à 2025. Cliquer un marqueur pour les détails.

Cluster historique Zone chronique Zone émergente Site de tracking

Fond cartographique : © OpenStreetMap contributors. Positions à but illustratif ; pour la localisation précise des incidents, consulter les bases ISAF/GSAF.

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Méthodologie & niveaux de fiabilité

Sources primaires

  • Bases de référence : ISAF (Florida Museum, ≈ 6 800 cas depuis 1500) ; GSAF (Shark Research Institute, dir. R. Collier depuis 2010).
  • Littérature peer-reviewed : Midway, Wagner & Burgess 2019 ; Hazin et al. 2008 ; Lagabrielle et al. 2018 & 2025 ; Meyer et al. 2018 ; Clua & Linnell 2018, Clua & Reid 2018, Clua et al. 2020, Clua et al. 2024.
  • Programmes de tracking : OCEARCH (Atlantique Ouest, 92 blancs 2012–2023) ; PacIOOS / HIMB (≈ 100 tigres Hawaï depuis 2004) ; CHARC (Réunion 2011–2015).
  • Presse de référence : AFP, Reuters, AP, Al Jazeera, CBS, Fox.

Échelle de fiabilité

NiveauDéfinitionExemple typique
ATrès forte — base institutionnelle ou peer-review avec méthodologie expliciteSommaire ISAF ; Clua et al. 2024
BForte — rapport gouvernemental, programme scientifique reconnuDPI Australie, Shark Spotters
CMoyenne — presse de référence recoupéeAFP, Reuters, Al Jazeera
DFaible — source unique, agrégateurBlogs, sites touristiques
ESpéculative — hypothèse non étayée empiriquementLien lunaire / attaques

Limites déclarées

  • Couverture linguistique non exhaustive : anglais et français majoritaires ; arabe, japonais, indonésien, swahili sous-représentés.
  • Sous-déclaration géographique reconnue par l'ISAF (« a significant fraction of incidents likely go unreported », G. Naylor).
  • Identification forensique d'espèce rare : à Recife, l'espèce n'a été confirmée que dans 8 cas sur 51 (Hazin et al. 2008).
  • Données de tracking individuelles non corrélées publiquement à des incidents spécifiques — limite OSINT majeure pour la question de l'identité individuelle.
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Données mondiales 2024–2025

Synthèse ISAF — à lire en gardant à l'esprit que les chiffres bruts dépendent fortement de la fréquentation humaine.

Région 2024 NP 2024 † 2025 NP 2025 † Espèce dominante (fatals)
États-Unis (total)281251Variable
↳ Floride140110Pointes noires, spinners (non létales)
↳ Hawaï4140Tigre
Australie (total)90215Requin blanc
↳ Western Australia71Requin blanc
↳ New South Wales82Requin blanc
↳ South Australia31Requin blanc
↳ Queensland21n.d.
Bahamas50n.d.
Égypte11Tigre / Oceanic whitetip
Maldives11n.d.
Afrique du Sud11Requin blanc
Mozambique11n.d.
Vanuatu11n.d.
Nouvelle-Zélande30
TOTAL MONDIAL474659

NP = non provoqué ; † = fatals non provoqués. Source : ISAF Yearly Worldwide Summary 2024 & 2025, Florida Museum of Natural History. A

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Controverse scientifique centrale

Le désaccord entre l'ISAF et le programme Clua structure la lecture des données autant que les stratégies de gestion du risque.

Note de correction explicite

Reconnaissance d'erreur. Une version antérieure de ce rapport qualifiait l'hypothèse rogue shark de « réfutée par la science majoritaire ». Cette formulation est incorrecte au regard de la littérature 2018–2024. Les travaux de Clua & Linnell (2018) puis surtout Clua et al. (2024, Conservation Letters), « First evidence of individual sharks repeatedly targeting humans », constituent une démonstration empirique, peer-reviewed, du comportement de récidive chez certains individus. Formulation correcte : l'hypothèse est désormais étayée empiriquement chez certains individus, mais reste minoritaire dans le discours institutionnel de l'ISAF.

École environnementale — ISAF / Naylor
  • Les morsures sont la conséquence stochastique de la co-présence humain/requin.
  • Les conditions environnementales (turbidité, bait fish, marées, T° eau) attirent simultanément humains et requins.
  • Plusieurs incidents proches dans le temps et l'espace ne sont pas attribuables à un individu spécifique mais aux mêmes signaux écologiques.
  • Pour les bites côtières (Floride) : notion de « mistaken identity » — juvénile mordant exploratoirement avant de s'éloigner.

« It is much more plausible that multiple sharks were present in the area, responding to the same environmental cues. » — G. Naylor, à propos de Padre Island (juin 2024).

École « problem shark » — Clua & coll. (CRIOBE/EPHE)
  • L'approche purement spatio-temporelle n'a pas réussi à élucider les mécanismes de morsure (échec admis par l'auteur).
  • Les requins présentent des personnalités individuelles marquées — démontré chez C. leucas (ETHO-PREDATOR, ANR, revue Behaviour).
  • Mémoire prolongée > 18 mois — base biologique de la récidive.
  • Clua et al. 2024 (Conservation Letters) : première preuve d'individus ciblant répétitivement des humains.
  • La dichotomie ISAF « provoqué/non provoqué » est jugée « totalement inappropriée et trompeuse » — c'est la motivation intime du requin (exploration, prédation, défense, compétition) qui compte.
  • Conséquence opérationnelle : profilage forensique (espèce, taille via morphologie de morsure) + photo-ID + ADN → prélèvement sélectif de l'individu mordeur, et non cull aveugle.
Mistaken identity — débat ouvert

L'hypothèse « erreur d'identité » des juvéniles, largement reprise par l'ISAF (Floride, Volusia County), a été directement contestée par Clua & Meyer (Univ. Hawaii) dans Behaviour : « it is unlikely that sharks "make a mistake" when they bite a human. To think so is to consider that all sharks constitute a potential danger to humans, but this is FALSE ».

Le débat porte moins sur l'existence de morsures exploratoires non létales (peu contestée) que sur l'interprétation comportementale — erreur cognitive (Naylor) vs comportement intentionnel d'exploration (Clua/Meyer) — et ses implications pour la perception publique du risque.

Cas où la question rogue shark / problem shark est documentée

CasPériodeEspèce probableStatut scientifiqueFiab.
Jersey Shore (NJ, USA)1–12 juillet 1916Blanc juvénile et/ou bouledogue (contesté)Burgess (ISAF) : 1 individu ; Martin (Reefquest) : ≥ 3 individus — irrésoluB
Sharm el-Sheikh (Égypte)décembre 2010Oceanic whitetipBurgess admet exceptionnellement la possibilité d'un même individuC
La Réunion2011–2019Bouledogue + tigreLecture environnementale dominante (Lagabrielle 2018) ; angle individuel non explicitement testéA
Nouvelle-Calédonie1980–2024Tigre, bouledogueTerrain principal de Clua et al. 2024 — preuve empirique de récidive individuelleA
Recife / Boa Viagem (BR)1992–2006Bouledogue + tigreLecture environnementale dominante (Hazin et al. 2008 — port de Suape)A
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Analyses régionales

Floride / Volusia County

≈ 300 incidents recensés à New Smyrna Beach depuis 1882 — première concentration mondiale en nombre brut A. Espèces : pointes noires (C. limbatus), spinners (C. brevipinna), bouledogues occasionnels. Quasi-totalité des morsures non létales. La lecture ISAF privilégie la combinaison « eaux turbides + bancs de poissons migrateurs + surf intensif » au passage de Ponce Inlet.

Australie — Western Australia, NSW, SA

Population de surfeurs explorant des spots reculés en hausse + agrégation documentée de requins blancs sur sites de proies (otaries) près de plages fréquentées. 2025 : 5 décès non provoqués, tous attribués au requin blanc A. Naylor évoque le foiling et les surf trips éloignés (infrastructure de secours faible).

Afrique du Sud — Western Cape & KwaZulu-Natal

≈ 90 attaques fatales confirmées par l'ISAF depuis le début du XXe. Pic historique : « Black December » 1957–58 sur la côte du Natal (9 attaques, 6 décès en 4 mois) — facteurs multifactoriels : baleiniers, crues fluviales, développement balnéaire B. 2022 : deux décès par requin blanc à Plettenberg Bay dans le même secteur en trois mois — cas typique où la question « même individu ? » se pose sans réponse forensique publique.

La Réunion — « la crise requin » 2011–2019

≈ 30 attaques, 11 décès — 18,5 % des fatalités mondiales sur la période A. Taux d'incidence multiplié par ≈ 23 sur 2005–2016 lorsque rapporté au nombre d'heures de surf (Lagabrielle et al. 2018). Espèces : bouledogue majoritaire, tigre secondaire. Hypothèses environnementales : marine réserve 2007 ; arrêt pêche au requin (1999) ; ruissellement urbain ; aquaculture côtière. Aucune n'est isolément démontrée. Programme CHARC (2011–2015, ≈ 1 M€) : 46 tigres + 36 bouledogues marqués acoustiquement.

Brésil — Pernambuco / Recife

51 attaques / 19 décès 1992–2006 (Hazin et al. 2008) A. Cause causale plausible : construction et opération du port de Suape déplaçant les populations de bouledogues vers l'estuaire du Jaboatão et les plages de Boa Viagem/Piedade. Pic en juillet ; distribution Sunday/Thursday attribuée à la fréquentation humaine.

Égypte — mer Rouge

Cas espacés mais répétés : Sharm el-Sheikh 2010 (oceanic whitetip) ; Marsa Alam 2018 ; Sharm 2020 ; Hurghada 2022 (2 décès en quelques jours) ; Hurghada 2023 (touriste russe, requin-tigre capturé et examiné) C. Contexte : drop-offs proches du littoral, expansion touristique, pratiques de feeding documentées localement.

Nouvelle-Calédonie

62 interactions 1980–2022 (Lagabrielle, Allibert, Kiszka et al. 2025, Scientific Reports). Terrain principal des travaux de Clua sur le problem shark. 3 attaques non provoquées dont 1 fatale en 2023.

Hawaï

Espèce dominante : requin-tigre. Programme PacIOOS/HIMB depuis 2004 : ≈ 100 individus marqués acoustiquement, suivi sur 143 stations couvrant l'archipel A. Meyer et al. 2018 : forte fidélité d'île « domicile » mais déplacements inter-îles documentés (jusqu'à 1 400 km au large). Pic relatif d'incidents à Maui en 2012–2013 — explication géographique (plateau insulaire étendu).

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Tracking & migrations

Trois programmes structurants en accès public partiel.

Requin blanc — Atlantique Nord-Ouest (OCEARCH)

48 puis 92 requins blancs marqués entre 2012 et 2023 (Atlantique US/Canada). Migrations annuelles documentées entre Terre-Neuve et l'Est du Golfe du Mexique. Étés/automnes Nouvelle-Angleterre & Canada Atlantique, hivers Sud-Est US au Golfe (préférence 21–24 °C). Forte philopatrie. Cas suivi médiatiquement : Contender (♂, 13.8 ft / 1 653 lb), marqué le 17 janvier 2025 à 45 mi au large de la frontière FL/GA, > 4 300 mi parcourus en 10 mois.

Requin-tigre — Hawaï (PacIOOS / HIMB)

Plus de 100 individus marqués depuis 2004 ; 143 stations réceptrices acoustiques sur > 1 500 mi de l'archipel. Environ ¼ des femelles matures effectuent une migration de French Frigate Shoals vers les îles principales à l'automne, potentiellement pour mettre bas.

Bouledogue + Tigre — La Réunion (CHARC)

Programme 2011–2015 (≈ 1 M€). 36 bouledogues marqués : mâles culminant en hiver, femelles présentes toute l'année ; proximité côtière l'après-midi et la nuit — corrélation spatio-temporelle forte avec les attaques documentées sur la même période (Lemahieu et al. 2017 ; Blaison et al.).

Limite OSINT — pour la question Clua

À notre connaissance, aucune publication publique ne corrèle un identifiant individuel de tracking avec un incident spécifique. L'identification individuelle utilisée par l'équipe Clua repose sur la morphologie de morsure, la photo-ID et le profilage ADN — outils différents du tracking acoustique/satellite classique. Toute affirmation reliant les tracks OCEARCH/PacIOOS à un incident humain serait actuellement non sourcée scientifiquement.

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Corrélations environnementales

VariableEffet observéForceSource principale
Fréquentation humaine de l'eauDétermine majoritairement le volume brut d'incidentsForteISAF ; Midway et al. 2019
Turbidité de l'eau↑ probabilité de morsure (visibilité réduite, bait fish)ForteISAF, Naylor
Aube / crépusculePic d'activité de chasseForteISAF
Estuaires / sortie d'eau douceAttractif pour bouledoguesForteHazin 2008 ; CHARC
Aménagements littoraux (ports, irrigation)Recife : déplacement de population documentéForte (BR)Hazin 2008 ; Lagabrielle 2018
Présence de colonies de proies (otaries)Sites blancs : Cape Cod, Cape Town, PlettenbergForteOCEARCH ; Shark Spotters
Marée hauteBouledogues plus proches du rivageMoyenneFAPESP / UFRPE
T° de surface (réchauffement)Décalage des aires de répartition vers les pôlesMoyenneNOAA ; ICES J. Mar. Sci.
Effet d'une marine réserve sur les attaquesHypothèse populaire (RUN), non démontrée causalementFaibleDiscussions locales
Phases lunairesHypothèse circulée, pas de méta-analyse robusteFaibleÉtudes isolées
Personnalité individuelle du requinDémontrée chez C. leucas ; mémoire > 18 moisForte (mécanisme)Clua et al., revue Behaviour
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Contradictions et limites

Divergences entre sources

2025 — total mondial. ISAF : 65 non provoquées, 9 fatals NP, 12 fatals tous types. Tracking Sharks : 68 morsures, 11 fatals au 24 décembre 2025. Écart de calendrier et de critères ; ISAF prévaut comme référence académique.

2024 — fatals. Communications ISAF/presse cohérentes : 4 fatals non provoqués, 7 fatals tous types.

La Réunion — total historique. Wikipedia EN : 27 fatals / 56 total depuis 1913. Sources scientifiques : 47–60 selon période. Sources tourisme : 30 entre 2010–2020. Périodes et définitions divergent ; consulter Lagabrielle 2018 et Lemahieu 2017 pour les chiffres validés.

NJ 1916 — espèce(s). Burgess (ISAF) penche pour un jeune requin blanc, possiblement un seul individu. R.A. Martin (Reefquest) conclut à ≥ 3 individus différents. Controverse ouverte.

Limites de l'OSINT pour la question « identité individuelle »

  • Les bases ISAF/GSAF ne renseignent pas systématiquement l'identité individuelle des requins.
  • Les programmes de tracking publient des tracks mais pas la corrélation avec les incidents.
  • La méthodologie Clua (forensique + ADN + photo-ID) est en cours de déploiement opérationnel (One Shark Saint-Martin, ETHO-PREDATOR) — la majorité de ses produits sera non-OSINT.
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Chronologie des clusters majeurs

  1. 1 — 12 juillet 1916
    Jersey Shore (New Jersey, USA)
    5 attaques en 12 jours, 4 décès. Inspire Jaws. Espèce(s) débattue(s) — controverse rogue shark fondatrice.
  2. déc. 1957 — avril 1958
    « Black December » — Natal, Afrique du Sud
    ≥ 9 attaques, 6 décès en 4 mois. Facteurs : baleiniers, crues, développement balnéaire.
  3. 1992 — 2006
    Recife / Boa Viagem, Pernambuco (Brésil)
    51 attaques / 19 décès. Lien causal documenté avec le port de Suape (Hazin et al. 2008).
  4. décembre 2010
    Sharm el-Sheikh (Égypte)
    Série rapide : 1 mort + 3 graves. Oceanic whitetip. Cas où Burgess (ISAF) admet la possibilité d'un même individu.
  5. 2011 — 2019
    La Réunion — « la crise requin »
    ≈ 30 attaques, 11 décès. 18,5 % des fatalités mondiales sur la période. Programme CHARC. Dernier décès surfeur : 9 mai 2019 (Saint-Leu).
  6. 2018
    Publication Clua & Linnell — concept de « problem shark »
    Cadre théorique validé pour l'existence d'individus à comportement de récidive.
  7. juin – septembre 2022
    Plettenberg Bay (Afrique du Sud)
    2 décès par requin blanc dans le même secteur en 3 mois.
  8. 2022 — 2023
    Mer Rouge — Hurghada
    3 décès ; requin-tigre capturé et examiné pour Hurghada 2023.
  9. 2024
    Publication Clua et al. — First evidence of individual sharks repeatedly targeting humans
    Conservation Letters. Première preuve empirique peer-reviewed de récidive individuelle sur humains.
  10. 2025
    Pic relatif australien
    21 morsures non provoquées en Australie, 5 décès non provoqués — tous requin blanc.

Bibliographie principale

  1. Florida Museum of Natural History. ISAF Yearly Worldwide Summary 2024 & 2025. floridamuseum.ufl.edu
  2. Midway, S.R., Wagner, T., Burgess, G.H. (2019). Trends in global shark attacks. PLOS ONE 14(2): e0211049. doi:10.1371/journal.pone.0211049
  3. Hazin, F.H.V., Burgess, G.H., Carvalho, F.C. (2008). A Shark Attack Outbreak Off Recife, Pernambuco, Brazil: 1992-2006. Bulletin of Marine Science 82(2): 199–212.
  4. Lagabrielle, E., Allibert, A., Kiszka, J.J., Loiseau, N., Kilfoil, J.P., Lemahieu, A. (2018). Environmental and anthropogenic factors affecting the increasing occurrence of shark-human interactions around a fast-developing Indian Ocean island. Scientific Reports 8: 3676. doi:10.1038/s41598-018-21553-0
  5. Lagabrielle, E. et al. (2025). Variability of environmental, contextual and individual factors in human-shark interactions in New Caledonia, 1980–2022. Scientific Reports.
  6. Lemahieu, A., Blaison, A., Crochelet, E. et al. (2017). Human-shark interactions: The case study of Reunion island. Ocean & Coastal Management 136: 73–82.
  7. Meyer, C.G., Anderson, J.M., Coffey, D.M. et al. (2018). Habitat geography around Hawaii's oceanic islands influences tiger shark spatial behaviour and shark bite risk. Scientific Reports 8: 4945.
  8. Clua, E.E.G. & Linnell, J.D.C. (2018). Individual shark profiling: An innovative and environmentally responsible approach for selectively managing the lethal risk of recidivist sharks.
  9. Clua, E.E.G. & Reid, D. (2018). Contribution of Forensic Analysis to Shark Profiling Following Fatal Attacks on Humans. In: Post Mortem Examination and Autopsy, IntechOpen, Ch. 5, pp. 57–75.
  10. Clua, E.E.G., Meyer, C.G., Freeman, M., Baksay, S., Bidenbach, H., Haguenauer, A., Linnell, J.D.C., Séguigne, C., Surina, S., Vely, M., Vignaud, T., Planes, S. (2024). First evidence of individual sharks repeatedly targeting humans. Conservation Letters; 0:e13067, pp. 1–8.
  11. OCEARCH (2026). New Study Reveals the Gulf Is a Winter Home for White Sharks. ocearch.org
  12. Martin, R.A. The Case of the New Jersey Man-Eater. Reefquest Centre for Shark Research. elasmo-research.org
  13. PacIOOS / Hawaiʻi Institute of Marine Biology. Hawaiʻi Tiger Shark Tracking. pacioos.hawaii.edu
  14. Site officiel É. Clua — ericclua.com et thesharkprofiler.com

Document généré à des fins de relecture critique. Toutes corrections, ajouts ou réfutations sont sollicités. Les éléments factuels post-janvier 2026 et les sources non-anglo/francophones doivent être considérés comme partiels. Ce document n'est pas une publication scientifique mais une compilation OSINT structurée pour discussion.