L'hypothèse de « l'erreur d'identité » (HEI) suggère que les morsures de requins sur les surfeurs, les nageurs et les plongeurs en apnée relèvent principalement de similitudes entre l'apparence visuelle de ces usagers de la mer et les proies typiques des requins. L'HEI est aujourd'hui largement acceptée comme un fait acquis par le grand public et certains scientifiques, alors qu'elle n'a jamais été prouvée. Cette hypothèse suppose que ces morsures ne relèveraient que d'indices visuels et ignore le rôle important des autres sens (notamment l'ouïe), qui jouent un rôle clef dans la discrimination des proies potentielles.
Les requins ne font pas d'erreurs : ils explorent continuellement leur environnement.
Une hypothèse beaucoup plus simple d'« exploration naturelle » peut raisonnablement expliquer non seulement les morsures de requin généralement caractérisées comme des « erreurs d'identité », mais aussi celles qui ne peuvent pas être raisonnablement expliquées par l'HEI (par exemple, les morsures qui se produisent dans une eau très claire ou sur des humains ne ressemblant pas à une proie naturelle). Les requins considèrent régulièrement les nouveaux objets comme des proies potentielles en les mordant et ce, selon leur audace naturelle et leur niveau de satiété. Pour plus de détails, lire notre étude (en français) de 2023.
Cette hypothèse est colportée par la pop culture, notamment à travers l'humour, qui est malheureusement un levier efficace ; comme le suggère mon étude de 2026, il conviendrait de garder le véhicule (l'humour) mais de changer de message…
Abandonner le mot « attaque » au profit du terme neutre et factuel de « morsure ».
Sans efficacité prouvée, sources de déséquilibres écosystémiques : les pêches aveugles doivent être bannies.
Un outil précieux pour étudier, suivre et détourner les requins des humains.
Ours, loup, lynx : le même combat d'acceptation et de coexistence apaisée.
Oasis de vie et sentinelle du changement climatique, l'atoll doit être protégé à tout prix.