Mes recherches en écologie comportementale des prédateurs marins m'ont conduit à collaborer avec le chercheur norvégien John LINNELL, spécialiste reconnu des grands prédateurs terrestres. C'est avec lui que j'ai démontré en 2018 la pertinence de l'hypothèse d'existence d'individus à problèmes au sein des populations de grands requins, avant de démontrer l'existence effective des requins récidivistes en 2024.
La problématique de perception biaisée du risque est la même vis-à-vis de l'ours, du loup ou du lynx.
Il s'avère que si l'émergence d'animaux au comportement atypique est similaire dans les divers taxons, la coexistence est loin d'être apaisée et, en parallèle des enjeux marins avec les requins, il est probable que je m'investisse de plus en plus dans ce combat terrestre impliquant les grands mammifères à même d'interférer avec l'humain. Au même titre que j'ai élaboré une stratégie innovante pour la neutralisation des requins mordeurs, un de mes objectifs est de travailler — avec des collègues vétérinaires — sur l'optimisation d'un prototype de drone permettant la télé-anesthésie nocturne des ours et autres animaux potentiellement dangereux.
Actuellement, nous contribuons à la mise en œuvre de modules de formation pour l'éducation des chiens de troupeau, pour la protection contre les prédateurs naturels et les enjeux de sécurité vis-à-vis de l'humain. J'ai récemment rejoint l'association Vétérinaires Pour la Biodiversité (VPB), et je contribue aux Groupes Techniques (GT) ours, loup et lynx.
Abandonner le mot « attaque » au profit du terme neutre et factuel de « morsure ».
Largement acceptée, jamais prouvée : le requin explore, il ne se « trompe » pas.
Sans efficacité prouvée, sources de déséquilibres écosystémiques : les pêches aveugles doivent être bannies.
Un outil précieux pour étudier, suivre et détourner les requins des humains.
Oasis de vie et sentinelle du changement climatique, l'atoll doit être protégé à tout prix.