Faire évoluer la science et les pratiques : six positions, assumées et argumentées.
Le choix des termes est fondamental pour influencer la perception et la priorité, concernant les requins, est l'abandon du terme « attaque », qui suppose une volonté — inexistante en réalité — de l'animal de nuire à l'humain. En termes de perception du risque, il convient d'abandonner l'idée que « le requin se trompe » lorsqu'il s'en prend à un humain dans un but de prédation, car ça revient à penser que tous les requins peuvent se tromper et mordre, alors que seulement une infime fraction vont le faire, consciemment certes, mais très rarement.
Je condamne fermement le recours aux pêches non sélectives des requins, dont l'efficacité n'a jamais été prouvée.
En revanche, et contre toute intuition, nous pensons que le nourrissage artificiel à but scientifique permet d'agréger les requins potentiellement dangereux pour à la fois les étudier, les détourner des humains (par un effet d'exutoire alimentaire) et, si nécessaire et potentiellement, les neutraliser plus efficacement.
En marge des requins, je transfère et développe mon expertise sur le domaine terrestre afin de contribuer à une amélioration des interactions entre prédateurs terrestres (type ours, loup, lynx, etc.) et humains. Enfin, je suis depuis 2016 très impliqué dans l'étude et la mise en œuvre de mesures de protection de l'atoll de CLIPPERTON (Pacifique Centre-Est).
Abandonner le mot « attaque » au profit du terme neutre et factuel de « morsure ».
Largement acceptée, jamais prouvée : le requin explore, il ne se « trompe » pas.
Sans efficacité prouvée, sources de déséquilibres écosystémiques : les pêches aveugles doivent être bannies.
Un outil précieux pour étudier, suivre et détourner les requins des humains.
Ours, loup, lynx : le même combat d'acceptation et de coexistence apaisée.
Oasis de vie et sentinelle du changement climatique, l'atoll doit être protégé à tout prix.